Formations autour des violences

En entreprise, la performance durable repose sur une sécurité psychologique que trop souvent, les
violences
de tous ordres viennent compromettre. Qu’elles soient conjugales, psychologiques, institutionnelles ou
liées
au travail lui-même, ces violences ne s’arrêtent pas à la porte de l’entreprise ou de
l'administration,
et parfois, elles y prennent même racine.
Harcèlement moral ou sexuel, violences managériales, procédurales ou marketing : leurs effets sont
profonds, durables et invisibles. Pourtant, la réponse des directions reste souvent limitée, cantonnant la
notion de "victime" à des stéréotypes ou se croyant exonérées de toute responsabilité.
Mais certaines des violences les plus destructrices sont justement celles que l’on ne reconnaît pas comme
telles : violences procédurales, rigidités RH ou exclusions implicites. Elles ne laissent ni traces
visibles ni cris, mais sapent en silence la santé mentale, l’engagement et la dignité. Le manque d’écoute,
les
décisions automatisées ou les maladresses organisationnelles sont autant de micro-violences qui, répétées,
participent à une forme de violence systémique. Derrière chaque procédure banalisée peut se cacher une
souffrance ignorée. Prendre conscience de ces écarts, c’est ouvrir la voie à une culture
d’entreprise plus
juste, humaine et inclusive.
Pour accompagner les entreprises et administrations dans cette transformation, nous proposons plusieurs
formations conçues pour renforcer vos compétences en matière de prévention et de gestion des violences.
Vous pouvez ainsi devenir une personne référente dans les procédures de signalement,
en étant outillé·e
pour accueillir la parole, orienter efficacement, et agir avec discernement. Nous proposons également des
modules spécifiques pour apprendre à identifier les victimes dans votre environnement
professionnel et
repérer les
différentes formes, souvent invisibles, que peuvent prendre les violences.
Ces formations visent à outiller chacun et chacune pour contribuer activement à un climat de travail plus
sûr, plus
humain et plus responsable.
Les formations disponibles
Devenir une personne référente dans le cadre du signalement des violences
2 journées
salarié·es, managers
dans vos locaux, nous nous déplaçons sur site partout en France
1100 € h.t / personne
11 personnes
aucun
-
Que faire lorsqu’une personne commence à se confier ?
Que faire quand une personne commence à parler ? Comment faire pour qu’elle se sente en confiance ? Que faire si ce qu’elle dit me choque ou m’émeut fortement ? Et si je ne comprends pas ses choix ? Comment gérer ses pleurs, sa colère ou son silence ? Dois-je lui poser des questions pour en savoir plus ? Est-ce que je dois lui demander des détails ? Comment la réconforter sans banaliser ce qu’elle vit ? Que dire pour qu’elle se sente soutenue ? Comment puis-je l’aider concrètement ? Puis-je lui promettre que tout ira mieux ? -
Que dit la loi lorsqu’un adulte est informé d’une situation de violence ?
Lorsqu’un adulte est informé d’une situation de violence, le cadre légal vise à concilier plusieurs principes fondamentaux : la protection de la personne en danger, le respect de sa confidentialité et de sa liberté, ainsi que la responsabilité civile et pénale de celui qui reçoit l’information. La loi encadre strictement les obligations et les limites de l’intervention, en tenant compte des différents statuts des acteurs concernés (professionnels soumis au secret, simples citoyens, témoins). Elle définit aussi les conditions dans lesquelles une alerte peut ou doit être déclenchée, tout en garantissant le droit à la dignité et à l’autonomie de la personne concernée. Ce cadre légal sert à orienter les actions vers la prévention, la protection effective, et le recours aux autorités compétentes, dans le respect des droits humains. -
Vers qui orienter la personne pour une prise en charge adaptée ?
Orienter une personne vers une prise en charge adaptée implique de comprendre la multiplicité des besoins qu’elle peut exprimer, qu’ils soient émotionnels, médicaux, juridiques ou sociaux. Cette orientation repose sur une évaluation attentive de sa situation spécifique, de ses ressources, de ses préférences, ainsi que des contextes institutionnels et culturels dans lesquels elle évolue. Il s’agit de créer un réseau de soutien cohérent, où chaque acteur a un rôle complémentaire, favorisant une réponse holistique et personnalisée. L’objectif est de respecter le rythme de la personne, tout en facilitant l’accès à des compétences et des accompagnements spécialisés, afin de soutenir au mieux son processus de reconstruction et d’autonomisation. -
Comment poser un cadre d’écoute sécurisant, sans jugement ni panique ?
Poser un cadre d’écoute sécurisant repose sur une compréhension profonde des dynamiques relationnelles et émotionnelles qui se déploient lorsqu’une personne se confie. Il s’agit d’établir un espace où la parole peut circuler librement, sans crainte de rejet ou de jugement, ce qui nécessite une posture d’ouverture, de patience et d’empathie. Ce cadre doit également intégrer la gestion de ses propres réactions émotionnelles afin de ne pas perturber le dialogue ni créer d’inconfort. Enfin, il s’inscrit dans un équilibre subtil entre présence attentive et respect des limites, où la confiance se construit progressivement, garantissant ainsi que la personne se sente réellement entendue et protégée dans son expression.
Contenu de la formation
Identifier les victimes de violences dans mon environnement professionnel
2 journées
salarié·es, magistrat·es, avocat·es, enseignant·es, décideurs ou managers
dans vos locaux, nous nous déplaçons sur site partout en France
1100 € h.t / personne
10 personnes
Formation : "devenir une personne référente".
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Quels sont les marqueurs visuels et comportementaux ?
Identifier les marqueurs visuels et comportementaux suppose d’adopter une approche à la fois prudente, empathique et informée. Il ne s’agit pas de dresser un portrait-type ou de tirer des conclusions hâtives, mais de comprendre que certaines manifestations physiques, posturales ou émotionnelles peuvent être les signaux d’un vécu traumatique ou d’une situation de violence. Ces marqueurs doivent toujours être interprétés dans leur contexte, en tenant compte de la singularité de chaque personne, de son environnement et de son histoire. L'observation fine, alliée à une posture d'écoute active et à une connaissance des mécanismes du stress post-traumatique, permet d’ouvrir un espace de compréhension, sans jamais poser de diagnostic ou enfermer l'autre dans une lecture unique de ses comportements. -
Comprendre le traumatisme et le comportement dissociatif
Comprendre le traumatisme et le comportement dissociatif nécessite d’intégrer les mécanismes complexes par lesquels une personne peut tenter de se protéger face à une expérience de violence ou de danger extrême. Le traumatisme n’est pas seulement un événement ponctuel, mais un impact profond qui peut altérer la perception du temps, du corps et de la réalité. La dissociation, quant à elle, apparaît comme une réponse adaptative permettant de se détacher temporairement de sensations ou émotions insupportables. Ces processus se manifestent différemment selon les individus et peuvent affecter la mémoire, le comportement, ainsi que la manière dont la personne interagit avec son environnement. Approcher ce cadre théorique avec sensibilité et sans jugement est essentiel pour respecter la complexité du vécu traumatique. -
Pourquoi les victimes peuvent-ils être inertes ou paraître hystériques ?
Les réactions des victimes face à la violence peuvent sembler paradoxales ou difficiles à comprendre, oscillant entre immobilité apparente et manifestations émotionnelles intenses. Cette diversité de réponses s’inscrit dans des mécanismes psychologiques et biologiques de défense qui varient selon la situation, l’intensité du danger, et l’histoire personnelle. L’inertie, parfois perçue comme un silence ou un retrait, peut être une forme de protection face à une menace perçue comme insurmontable. À l’inverse, des expressions jugées excessives ou « hystériques » traduisent souvent une tentative de libération ou d’alerte face à une souffrance profonde. Ces comportements ne sont jamais arbitraires, mais le reflet d’une adaptation complexe à un stress extrême, qui nécessite une compréhension bienveillante et nuancée. -
Comment m'assurer qu'il s'agit d'une victime ?
S’assurer qu’une personne est victime ne relève pas d’une simple vérification ou d’un jugement immédiat, mais d’un processus délicat d’observation, d’écoute et de respect. Cela implique de prendre en compte la parole de la personne comme une source centrale, tout en restant conscient des facteurs qui peuvent influencer son expression, comme la peur, la honte ou la dissociation. Il est également nécessaire de comprendre que la victimisation peut revêtir des formes diverses et parfois invisibles, ne correspondant pas toujours aux représentations sociales ou stéréotypes. Adopter une posture d’ouverture, sans présupposés, permet de reconnaître la complexité du vécu humain et d’éviter les erreurs d’interprétation, tout en offrant un espace sécurisé pour que la personne puisse se dévoiler à son rythme.
Contenu de la formation
Savoir déceler les sources de violences dans mon environnement professionnel
2 journées
salarié·es, managers
dans vos locaux, nous nous déplaçons sur site partout en France
1200 € h.t / personne
10 personnes
Formation : "devenir une personne référente".
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Comment fonctionne un manipulateur ?
Comprendre le fonctionnement d’un manipulateur requiert d’explorer les dynamiques psychologiques et relationnelles qui sous-tendent ses comportements. Il s’agit d’un processus souvent subtil, où l’influence, le contrôle et la domination s’exercent à travers des stratégies conscientes ou inconscientes visant à altérer la perception, les émotions et les décisions d’autrui. Ces mécanismes s’inscrivent dans un cadre de rapports de pouvoir inégaux, où le manipulateur exploite les vulnérabilités, les besoins ou les failles de sa cible. L’étude de ces dynamiques nécessite également une prise en compte du contexte social, culturel et émotionnel dans lequel elles se déploient, afin de saisir pleinement leur complexité et leur impact. -
Quels sont les marqueurs d'identification ?
Identifier les marqueurs d’un comportement manipulateur repose sur une analyse attentive de signes parfois discrets, qui traduisent des stratégies d’influence et de contrôle. Ces marqueurs ne se limitent pas à des traits isolés, mais doivent être compris dans leur enchaînement et leur cohérence au sein des interactions. Ils peuvent se manifester à différents niveaux (verbal, non verbal, émotionnel ou comportemental) et révèlent souvent des intentions cachées ou des jeux de pouvoir sous-jacents. Cette identification demande un regard critique, dénué de préjugés, et une compréhension fine des mécanismes psychologiques qui permettent au manipulateur de déstabiliser, détourner ou exploiter autrui. -
Existe-t-il des solutions réelles pour identifier ?
La recherche de solutions pour identifier des comportements ou situations complexes s’appuie sur des méthodes rigoureuses et multidisciplinaires, combinant observation, écoute active, et outils d’évaluation validés. Ces solutions doivent être envisagées dans une perspective éthique, respectant la dignité et les droits des personnes concernées, tout en garantissant la fiabilité et la pertinence des conclusions. Elles impliquent souvent la formation des intervenants, le recours à des référentiels théoriques solides, et la mise en place de protocoles adaptés au contexte spécifique. L’objectif est de réduire les erreurs d’interprétation et d’assurer une reconnaissance juste et constructive, en favorisant la prévention et l’accompagnement plutôt que la stigmatisation. -
Comment poser les bases d'un échange sincère face à un manipulateur ?
Établir un échange sincère face à un manipulateur repose sur la compréhension des dynamiques de pouvoir et de contrôle qui peuvent entraver la communication authentique. Cela implique de créer un cadre où la transparence, la confiance et le respect mutuel sont valorisés, tout en maintenant une vigilance critique face aux tentatives de distortion ou de déviation du discours. La communication doit s’appuyer sur une posture d’écoute active, de clarté dans les intentions, et de limites fermes, permettant ainsi de minimiser les jeux d’influence et d’instaurer un dialogue véritablement constructif. Cette approche requiert une conscience aiguisée des mécanismes psychologiques en jeu et une capacité à naviguer entre assertivité et ouverture.
Découvrez notre Kit Anti Violences
🎯 Découvrez notre Kit Anti Violences · ou Kit Anti Violences Administration · conçu pour mettre fin aux violences structurelles, psychologiques ou silencieuses, en entreprise comme dans la sphère publique.
En entreprise aussi le silence coûte cher
Les non-dits liés au harcèlement, aux violences ou aux discriminations ont un impact direct : turnover, arrêts maladie, perte de sens et de cohésion. Encourager la libération de la parole, c’est aussi investir dans un environnement de travail sain, éthique et performant. Parler ne devrait jamais être un luxe ou un risque. C’est un droit fondamental, et une étape essentielle vers la reconstruction. Si vous êtes professionnel·le de l'accompagnement, du soin, ou tout simplement une personne attentive, rappelez-vous : une oreille ouverte peut sauver une vie.
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